Petite chronique déroulante, d'une ancienne journaliste de proximité. Pour ne pas perdre la plume, la main, et l'œil qui vont avec.

mercredi 18 mars 2009

Dans le passé, j'ai affronté par débat public et devant les tribunaux contre l'incitation au braconnage des homme comme Georges Riboulet, leader haut en couleurs des tueurs de tourterelles du médoc.
Cet homme aimait tirer sur les oiseaux de passage, mais j'ai toujours respecté cet ennemi idéologique qui servait sincèrement sa mauvaise cause. Il était dans l'erreur mais demeurait intellectuellement honnête.

En revanche, je ressent un profond dégoût pour ces notables, grands bourgeois par ailleurs cultivés, mais tellement "tolérants".

Ils récitent, moulins à ne pas penser, leurs capitulations morales sans même mesurer la honte de leurs propos stéréotypés.

Que disent-ils aujourd'hui ?

"La corrida : spectacle pouvant être contesté, mais correspondant à des usages locaux que ni l'État nation, ni l'État fédéral européen en gestation ne doivent interdire, au nom de la tolérance des particularismes locaux".

"La chasse à courre : un loisir susceptible d'émouvoir mais qui recueille une certaine adhésion populaire, qu'il faut savoir accepter au nom de la tolérance des différences".

"les tirs de loups, d'ours et de lynx : espèces protégées mais qui heurtent les appréhensions de fractions estimables de la population qui réclament notre compréhension et notre tolérance".

Quelques beaux exemples de ce que nous appelons la "langue de bois"

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